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المسرح الوطني محمد الخامس.. مقامات بديع الزمان الهمذاني

المسرح الوطني محمد الخامس   و  فرقة لحظة للمسرح

مقامات بديع الزمان الهمذاني

العرض ما قبل الأول

يوم 15 دجنبر 2016 المسرح الوطني محمد الخامس

الثامنة مساءً

إخراج :                  محمد زهير

تشخيص :              جميلة الهوني، جليلة التلمسي، إيمان الرغاي

                 عادل أباتراب، مصطفى الهواري، جمال النعمان، زهير أيت بنجدي

سينوغرافيا :            عثمان الخلوفي

ملابس :                 مريا الصديقي

الإدارة و التواصل :    محمد بوتدرين، نورة إسماعيل

توظف مقامات بديع الزمان الهمذاني، وتندرج في إطار “مسرح البساط” الذي اسسه الطيب الصديقي، ويقوم على المزج بين استحضار الموروث الثقافي العربي وبين بعض الملامح من المسرح الحديث مجسدا بذلك الإحتمالات الفنية الإيجابية للحوار الحضاري على خشبة المسرح.

 

COMPAGNIE L’INSTANT THÉÂTRE SAISON 2016-2017 Communiqué de presse #1 EN AVANT PREMIÈRE AU THÉÂTRE NATIONAL MOHAMED V LE JEUDI 15 DÉCEMBRE À 20H00 Mise en scène : Mohamed ZOUHIR Assistante mise en scène : Jamila EL HAOUNI Interprétation : Jalila TALEMSI, Jamila EL HAOUNI, Imane REGHAY, Adil ABATOURAB, Mustapha ELHOUARI, Jamal NOUMAN, Zouheir AIT BENJEDDI Scénorgaphie : Othmane KHALLOUFI Costumes : Maria SADDIKI Management & Communication : Mohamed BOUTDARINE, Noura MOHSEN ISMAÏL Production : Le THÉÂTRE NATIONAL MOHAMED V « L’expérience théâtrale de SADDIKI ne se cantonnait pas à une simple opération d’iqtibas, car il désirait aller plus loin et arriver aux racines d’un théâtre autochtone. Il disait lui même « rien ne coûte plus cher que le dédain de ses origines ».

À partir de la n des années 60, le dramaturge s’engage ainsi dans un vaste travail de récupération de la tradition pré et para-théâtrale arabe et notamment marocaine[…] Le théâtre comme art populaire, au service du peuple, est une conception que Saddiki reprend à Jean Vilar et son théâtre populaire ainsi que de l’activité d’André Voisin au Maroc.

Le premier, en particulier, lui conseille d’oublier une fois rentré au Maroc tout ce qu’il avait vu en France et de se souvenir seulement de la technique. Le second maître de Saddiki, André Voisin, lui indique la voie lorsqu’il est au Maroc et cherche des thèmes locaux pour le théâtre, en tant que nouvel art dans la société marocaine, en accueillant des chants populaires et la MAQAMAT BADÎ’ AZZAMANE AL HAMADANI Tayeb SADDIKI tradition de conteurs dans ses pièces. Pour créer cette nouvelle forme de théâtrale, il faut, selon André Voisin, faire que la technique théâtrale importée de l’occident vienne féconder un folklore marocain qui paraissait être une source.

Il pousse saddiki à puiser dans le patrimoine marocain, dans son histoire, son folklore, sa littérature et son architecture, en adaptant certains textes dont la vocation initiale n’est pas théâtrale, pour combler le manque de pièces autochtones. Saddiki se met par conséquent à étudier avec méticulosité la figure du conteur et à puiser dans l’imaginaire collectif et dans la tradition orale. La Figure du conteur, ce « montreur de choses cachées », reste centrale dans sa recherche artistique et il continue de l’étudier et de l’approfondir durant toute sa carrière[…] Pour Saddiki, la halqa reste le moyen d’être transporté dans un autre monde celui du rêve […] où le feu est permanent, le songe mille fois vécu, forçant la réalité à paraître, par les mots, les mythes, l’amour, la générosité, l’humour et le rêve au coeur vivant de l’imagination qui se fait réalité. […] Pour la première fois, Saddiki transpose la halqa dans un édifice, ce qui rend son ouvrage tout à fait hybride, un espace « entre-deux », situé entre Orient et Occident, entre spectacle populaire et bâtiment théâtral fermé.

Il continue sa recherche sur ce théâtre entredeux en puisant dans la littérature arabe classique, avant tout des maqamat de Badii Azzamane Al Hamadani […] Il y a surtout une caractéristique qui frappe le dramaturge , à savoir que Al Hamadani peint les petites gens : gargotier, voyageur, marchands, coupeur de route, etc. cela pousse Saddiki à écrire en 1971 la pièce « Maqamat Badii Azzamane Al Hamadani ».

La performance, qui manque d’une unité ordonnée, est fragmentée en plusieurs «fourjat» n’ayant qu’un seul élément en commun : le narrateur «Comment restituer au théâtre un plaisir ludique ?» Telle est l’interrogation qui a toujours préoccupé Mohamed ZOUHIR (le metteur en scène) « Depuis ma première création de la pièce de «Ha Bnadem» (Homme pour homme de Bertolt Brecht) en passant par Tartuffe de Molière jusqu’à Al Harraz.

La pièce Al Maqamat de Badii Azzaman AL HAMADAN, telle qu’elle a été écrite par Tayeb SADDIKI s’inscrit dans une entreprise de remise en cause d’un postulat esthétique qui a déterminé notre conception et nos pratiques théâtrales héritées du théâtre occidental où l’on a considéré la comédie comme étant «une histoire racontée sur scène», s’organisant autour d’une «fable» représentée.

Al Maqamat vient bouleverser cet ordre et nous libère du joug de l’ethnocentrisme théâtral. Le mérite de Tayeb SADDIKI est de déconstruire cette vision en inscrivant son théâtre, nommé LABSAT, dans le cérémonial, le rituel, le ludique, en somme, dans une «raison spectaculaire». La pièce Al Maqamat se situe donc en rupture avec cette conception qui aurait été formatée par la poétique d’Aristote, et ce en incorporant le dispositif du conteur, de la HALQA, comme technique procédurière.

Un vent nouveau a soufflé sur le théâtre marocain. Il a ouvert un possible à la langue littéraire, et hautement poétique, de Badii Azzamane AlHamadani. Il lui a permis de se déterritorialiser dans un environnement où elle a dû se réinventer une vie et s’affirmer dans un devenir oral. Si bien que cet appel du conte nous a libérés des envoûtements de l’aliénation et nous a éloigné du dénigrement de notre langue parlée. Il a ainsi pu rétablir cette continuité culturelle sans laquelle l’identité collective a du mal à s’affirmer.

Ce qui est corroboré par cette littérature de AL HAMADANI qui établit une distance avec celle de la cour en parlant la langue des petites gens, colporteurs, mendiants, aveugles et commerçants. Tayeb SADDIKI a lui aussi capté cette esthétique par l’insémination de la langue écrite dans notre fi et lui a donné un éclat, une luminescence qui ne cesse de traverser le théâtre au Maroc. » SYNOPSIS Une place publique qui pourrait être Jamaa el Fna… Mais pourquoi la situer ? Par la magie du verbe, les mêmes héros légendaires revivent chaque soir, depuis des siècles, dans les halqas à Damas, le Caire, Tunis, Alger, Marrakech ou Essaouira.

Conteurs, musiciens, danseurs de serpents, montreurs de singes, arracheurs de dents et prédicateurs hantent ces lieux qui ont vu naître et se perpétuer des formes originales et diffuses de théâtre : halqa, bsat, fraja, etc. Voici évoluant sur la scène, en deux «fourjat», les personnages connus : Harrma, Baqchich, Lemsieh, Bamfarraj, Hdidane, etc.

La halqa s’est formée autour de deux personnages classiques du Bsat, le pitre et le baladin, entre lesquels s’instaure un dialogue de sourds à propos des nouvelles du pays.

On en rit ou on en pleure, mais l’on ne reste pas indifférent. Et c’est au autour du Raoui (conteur) d’évoquer des événements survenus à l’aube de l’Islam. Les méfaits du mécréant Ras El Ghoul qui prêchait par le feu et par le sang le culte d’un dieu païen.

Les Maqamat de Badii Azzamane Al Hamadani, séances écrites en prose rimée constituent une oeuvre originale surtout de point de vue de la forme et peuvent à juste titre être considérées comme un pré-théâtre arabe.

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